
Colette, ma fille...
La Genèse
Avant d’être une maison de chocolat, Colette était une présence.
J’écrivais une série pour la télévision lorsque, un jour sans école, elle m’accompagna à une réunion. Une amie, présente à celle-ci, issue du monde des agences de mannequins, posa sur elle un regard attentif. Elle envoya quelques photos à des bookeuses. L’intérêt des agences fut immédiat. Sauf pour la principale concernée qui déclina poliment. L’épisode resta léger, presque anecdotique.
Le temps passa…
Deux ans plus tard, Colette était à mes côtés, un soir, dans les essais, les hésitations et les réussites d’une recette à la truffe et au chocolat noir. Je repensais soudain à ces propositions qu’elle avait reçues. Je cherchais à incarner la marque, et son prénom s’imposa alors comme une évidence.
La forme d’une évidence




La forme d’une évidence
Puis vint le temps des lignes.
Il fallut dessiner un logo, poser une charte graphique, donner une architecture visuelle à ce qui n’était encore qu’une intuition. Nous cherchions une forme, une signature. Quelque chose d’iconique et d’évident à la fois.
Et une nouvelle fois, le hasard s’invita.
En observant le logo, mon regard s’arrêta sur un détail presque invisible : à l’intérieur du A de Demay, une forme apparaissait… Discrète, allongée, élancée.
Je la reconnus immédiatement, celle qui deviendrait la silhouette de nos chocolats : une larme suspendue, forme pure, tendue vers le bas, comme un instant qui s’étire.
Ainsi est née notre signature et surtout la forme de nos chocolats, la larme de Colette.
Entrer dans l’excellence
Je ne venais pas du monde de la gastronomie.
J’avais été contrebassiste et compositeur pendant la majeure partie de ma vie. Mon univers était celui des notes et des silences, pas celui des brigades ni des codes de la haute cuisine.
Et pourtant, il fallut entrer. Sans réseau. Sans introduction. Sans légitimité.
La haute gastronomie est un monde exigeant, presque fermé. L’excellence n’y est pas une ambition : elle est une obligation. Chaque détail compte.
Il a fallu frapper aux portes, souvent closes. Observer. Se taire. Recommencer.
Puis un homme croisa notre route. Ancien cuisinier de talent, animé par la même obsession du juste, il comprit immédiatement le projet : créer un chocolat capable de dialoguer avec les plus grands vins, champagnes et spiritueux.
Il nous transmit son regard et sa rigueur car l’excellence ne se conquiert pas, elle se façonne.
Les rencontres qui comptent


Les rencontres qui comptent
Un projet ne réussit jamais seul.
Il réussit lorsqu’il croise des personnes qui partagent les mêmes exigences, les mêmes obsessions, les mêmes valeurs — même si les chemins pour y parvenir sont différents.
Ce ne sont pas les méthodes qui unissent, mais le niveau d’exigence.
Mes rencontres furent de celles-là.
Des regards qui ne transigent pas.
Des mains qui savent que le détail n’est jamais un détail.
Une maison ne naît pas d’un consensus.
Elle ne naît pas d’un compromis.
Elle naît d’une énergie.
La Larme

La Larme
La larme de Colette est ainsi née.

